L’élection présidentielle d’avril 2026 au Bénin va-t-elle connaître les mêmes tensions que dans les autres pays ouest-africains où les principaux opposants ont été écartés sur la base d’arguments juridiques que d’aucuns ont contesté comme ayant fait l’objet d’une instrumentalisation politique ? La question reste posée.
Le menu de la décision de la Commission électorale nationale autonome
En tout cas, c’est un coup de tonnerre qui vient de retentir à la suite de la décision de la Commission électorale nationale autonome (CENA) de valider seulement deux candidatures pour l’élection présidentielle d’avril 2026 et de rejeter celle du principal parti d’opposition, Les Démocrates, pour insuffisance de parrainages.
En effet, dans une décision rendue publique ce jeudi 23 octobre, la CENA a retenu les duos Kossi Mbueke Romuald Wadagni-Mariam Chabi Talata et Paul Hounkpè-Rock Judicaël Hounwanou. Ceux-ci ont été jugés “complets et conformes” contrairement aux trois autres dossiers déposés.
La candidature du duo des Démocrates rejetée
Parmi ceux-ci, il y a le binôme Vignilé Renaud Léandre N’doufou Agbodjo-Jude Bonaventure Lodjou, présenté par Les Démocrates. Celui-ci n’a pas atteint le seuil requis de 28 parrainages validés. Du coup, il n’en totalise que 27 ce qui a entraîné la décision de rejet. Explication : une fiche déposée au nom du député Michel François Oloutoyé Sodjinou a été invalidée, faisant chuter le nombre de parrainages en dessous du minimum légal.
Un recours possible avec les deux autres candidatures rejetées
Deux autres candidatures, celles de Anatole Jackson Prince Ouinsavi- Kaossarath Remilekoun Agathe Bello et Élisabeth Agbossaga épouse Jawad-Boni Neto Gansare, ont également été rejetées pour absence de parrainages et de cautionnement.
Pour rappel, les candidats recalés disposent de 48 heures pour introduire un recours devant la Cour constitutionnelle. Celle-ci procédera ensuite à la vérification médicale des candidats retenus avant la publication de la liste définitive.
Ancien ministre de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni, candidat de la mouvance présidentielle, fait partie des deux prétendants autorisés à concourir pour la succession du président Patrice Talon. Le scrutin présidentiel est prévu en avril 2026, conformément au calendrier établi par la CENA. (TransContinentsAfrica)
