Une séquence importante de la lutte contre le réchauffement des mers, variable importante du changement climatique, vient de se jouer du côté de Sao Vicente, au Cabo Verde. Le Premier ministre cap-verdien Ulisses Correia e Silva et l'ambassadrice de l'Union européenne (UE) à Praia, Sylvie Millot, ont signé cette semaine à un accord sur la mise en œuvre du Programme de durabilité des océans en Afrique de l'Ouest (WASOP).
En quoi consiste ce Programme de durabilité des océans d'Afrique de l'Ouest
Doté d'un budget de 59 millions d'euros fournis par l'Union européenne, le WASOP sera mis en œuvre dans treize pays côtiers d'Afrique de l'Ouest, à savoir le Bénin, le Cap-Vert, la Côte d'Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, la Mauritanie, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.

Pour assurer son succès, trois piliers lui servent de soubassement : d’abord, la gouvernance des océans ; l’économie bleue durable et la coordination mondiale ensuite ; la préservation des écosystèmes enfin.
Les objectifs du WASOP
Plusieurs objectifs lui sont assignés : renforcer la protection et la conservation du milieu marin et favoriser l'utilisation durable et intégrée des ressources océaniques en Afrique de l'Ouest.
“Le programme devra également permettre de créer des systèmes de surveillance et de répression des pêcheries, de nourrir l'étude des stocks de poissons, la protection des espèces menacées, le renforcement de la coopération entre les pays de la région en matière de gouvernance des océans et de développement d'une économie bleue durable”, a expliqué le ministre capverdien de la Mer, Jorge Santos.
Ce sur quoi le directeur général d'Expertise France, Jérémie Pellet, coordonnateur de la mise en œuvre du WASOP, a rebondi indiquant que “l'économie bleue représente actuellement 12 millions d'emplois en Afrique de l'Ouest et pourrait en créer 20 millions d'ici quelques années”. Et de poursuivre : "Cette croissance doit s'accompagner d'une vision structurée et d'une stratégie claire pour les partenaires financiers et les acteurs soutenant les politiques publiques de développement de l'économie bleue".
De quoi partager la conviction qu’au-delà des enjeux de préservation, il y a des enjeux économiques très forts à prendre en compte. (TransContinentsAfrica)
