Océans d’Afrique de l’Ouest : Cabo Verde et UE jouent la carte de la préservation

MOMENT. Alors que la lutte contre le changement climatique vit déjà des moments décisifs à Belem, au Brésil, dans la perspective de la COP 30, un accord pour un Programme de durabilité vient d’être signé.

Océans d’Afrique de l’Ouest : Cabo Verde et UE jouent la carte de la préservation

Une séquence importante de la lutte contre le réchauffement des mers, variable importante du  changement climatique, vient de se jouer du côté de Sao Vicente, au Cabo Verde. Le Premier ministre cap-verdien Ulisses Correia e Silva et l'ambassadrice de l'Union européenne (UE) à Praia, Sylvie Millot, ont signé cette semaine à un accord sur la mise en œuvre du Programme de durabilité des océans en Afrique de l'Ouest (WASOP).

En quoi consiste ce Programme de durabilité des océans d'Afrique de l'Ouest

Doté d'un budget de 59 millions d'euros fournis par l'Union européenne, le WASOP sera mis en œuvre dans treize pays côtiers d'Afrique de l'Ouest, à savoir le Bénin, le Cap-Vert, la Côte d'Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, la Mauritanie, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.

Le Premier ministre cap-verdien Ulisses Correia e Silva a signé avec l'ambassadrice de l'Union européenne (UE) à Praia, Sylvie Millot, l'accord sur le Programme de durabilité des océans d'Afrique de l'Ouest.
Le Premier ministre cap-verdien Ulisses Correia e Silva a signé avec l'ambassadrice de l'Union européenne (UE) à Praia, Sylvie Millot, l'accord sur le Programme de durabilité des océans d'Afrique de l'Ouest.

Pour assurer son succès, trois piliers lui servent de soubassement : d’abord, la gouvernance des océans ; l’économie bleue durable et la coordination mondiale ensuite ; la préservation des écosystèmes enfin.  

Les objectifs du WASOP

Plusieurs objectifs lui sont assignés : renforcer la protection et la conservation du milieu marin et favoriser l'utilisation durable et intégrée des ressources océaniques en Afrique de l'Ouest. 

“Le programme devra également permettre de créer des systèmes de surveillance et de répression des pêcheries, de nourrir l'étude des stocks de poissons, la protection des espèces menacées, le renforcement de la coopération entre les pays de la région en matière de gouvernance des océans et de développement d'une économie bleue durable”, a expliqué le ministre capverdien de la Mer, Jorge Santos.

Ce sur quoi le directeur général d'Expertise France, Jérémie Pellet, coordonnateur de la mise en œuvre du WASOP, a rebondi indiquant  que “l'économie bleue représente actuellement 12 millions d'emplois en Afrique de l'Ouest et pourrait en créer 20 millions d'ici quelques années”. Et de poursuivre : "Cette croissance doit s'accompagner d'une vision structurée et d'une stratégie claire pour les partenaires financiers et les acteurs soutenant les politiques publiques de développement de l'économie bleue".

De quoi partager la conviction qu’au-delà des enjeux de préservation, il y a des enjeux économiques très forts à prendre en compte. (TransContinentsAfrica)

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