Vingt neuf ans après sa mort à 58 ans en 1997, Fela Anikulapo Kuti est toujours présent sur la scène musicale africaine et mondiale. Cette distinction en est la parfaite illustration.
Une reconnaissance historique
Avec ce Grammy, Fela devient le premier artiste africain à recevoir cette distinction prestigieuse de la Recording Academy. Le cadre choisi a été la cérémonie des Special Merit Awards qui a lieu la veille de la grande soirée des Grammys le 1er février 2026 à Los Angeles.
Pour en mesurer la portée si tant est qu’il soit nécessaire de s’en interroger, Fela partage cet honneur avec Whitney Houston, Chaka Khan, Cher, Carlos Santana et Paul Simon.
Pour recevoir ce prix, la famille Kuti était représentée notamment par ses enfants Femi Kuti et Yeni Kuti que Davido, star de l’afrobeats actuelle avait choisi d’accompagner en guise de soutien.
Pourquoi ce Grammy est exceptionnel
L’émotion a été d’autant plus forte que Fela n’a jamais été nominé ni récompensé de son vivant. De fait, cette distinction posthume est vue comme un moment particulier où un artiste contre l’establishment est reconnu par l’establishment, un symbole de la puissance de l’afrobeat que Fela a inventé dansune démarche de résistance, dans une volonté de satire politique et d’expression d’une certaine vérité sociale qui a influencé des générations d’artistes, de Tony Allen, le co-inventeur avec Fela, à Burna Boy, Wizkid et bien d’autres.
Des réactions différenciées
Autant au sein de la famille Kuti que chez les fans de l’afrobeat éparpillé à travers le continent, ce moment presque “surréaliste”, pour utiliser leur expression, est une victoire pour l’Afrique.
D’aucuns par médias interposés considèrent qu’il s’agit là d’une étape majeure pour l’afrobeat et pour les artistes qui s’en inspirent. A tout jamais, Fela est entré dans le temple des pionniers de la musique engagée. (TransContinentsAfrica)
