Mondiaux de Tokyo : le Tanzanien Simbu arrache l'or du marathon à la photo-finish

EXPLOIT. Une course époustouflante ! Au bout de 42,195 km, l’écart entre le champion du monde et son dauphin a été moins important que celui séparant les deux premiers du 100 m.

Mondiaux de Tokyo : le Tanzanien Simbu arrache l'or du marathon à la photo-finish

Les Mondiaux d’athlétisme ont vécu un moment rare et historique. Rare parce que jamais un marathon de grand championnat n’avait été jugé à la photo finish. Historique parce que Alphonse Felix Simbu a offert à son pays, la Tanzanie, son premier titre mondial. Il a devancé l'Allemand Amanal Petros dans une course qui s’est révélée spectaculaire jusqu'à la ligne d'arrivée.

Une fin de course haletante

Il a en effet fallu scruter la photo-finish pour donner le résultat d’une course de 42,195 km qui s’est décidée sur une différence de trois centièmes de seconde acquise alors que Simbu dépassait Petros qui plongeait sur la ligne. Trois centièmes, c’est moins que l'écart de 0,05 seconde entre les médaillés d'or et d'argent du 100 m hommes dimanche.

L'Allemand Amanal Petros devant le Tanzanien Alphonse Felix Simbu : l'épilogue d'un marathon qui va se terminer à la photo-finish et avec le titre au coureur tanzanien pour trois centièmes.  
L'Allemand Amanal Petros devant le Tanzanien Alphonse Felix Simbu : l'épilogue d'un marathon qui va se terminer à la photo-finish et avec le titre au coureur tanzanien pour trois centièmes.  

Simbu et Petros ont été crédités du même temps de deux heures, neuf minutes et 48 secondes mais l'Allemand a dû se contenter de l’argent  devant l'Italien Iliass Aouani qui a complété le podium. 

Les réactions de Simbu et Pétros 

“Lorsque nous sommes entrés dans le stade, je n'étais pas sûr de gagner”, a déclaré Simbu, 33 ans encore sous le coup de l’émotion. “Je ne savais pas si j'avais gagné. Mais quand j'ai vu les écrans vidéo et moi en tête des résultats, je me suis senti soulagé”, a-t-il poursuivi expliquant : “J'ai marqué l'histoire aujourd'hui avec la première médaille d'or tanzanienne à un championnat du monde”. 

Le Tanzanien Simbu, 33 ans, avait déjà rapporté en 2017 une médaille à son pays, la Tanzanie. C'était du bronze. 
Le Tanzanien Simbu, 33 ans, avait déjà rapporté en 2017 une médaille à son pays, la Tanzanie. C'était du bronze. 

Pour rappel, si Simbu a glané un premier titre mondial pour Simbu, il avait remporté le bronze au marathon des championnats du monde de Londres en 2017 et terminé deuxième du marathon de Boston en avril.

Concernant Petros, né en Érythrée et qui a raté le titre d’un cheveu, le destin est quelque peu cruel même s’il prend les choses avec une certaine philosophie. “C'était comme le 100 mètres. En arrivant à la fin, je pensais avoir gagné. De fait, une partie de moi se sent très triste de ce résultat mais je dois l'accepter. En tant qu'athlète, vous devez apprendre pour demain, vous entraîner dur, continuer et être reconnaissant pour cette deuxième place qui équivaut à de l’argent”. 

Le souvenir ravivé de marathons serrés

Cette arrivée a réveillé le souvenir de celle du marathon des championnats de 2001 à Edmonton. L'Éthiopien Gezahegne Abera y avait devancé le Kenyan Simon Biwott d'une seule seconde.

Elle a aussi fait se rappeler que le Sud-Africain Josia Thugwane avait remporté à Atlanta en 1996 le marathon olympique masculin le plus serré de l’histoire. Il avait devancé de trois secondes le Sud-Coréen Lee Bong-ju. (TransContinentsAfrica)

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