Mondiaux de cyclisme : Kigali, piste aux étoiles

MOMENT. La capitale rwandaise accueille les premiers championnats du monde de cyclisme sur route en terre africaine, l’occasion pour les coureurs du continent de se frotter aux cadors du peloton.

Mondiaux de cyclisme : Kigali, piste aux étoiles

C’est une semaine inédite que l’Union cycliste internationale (UCI), l’instance mondiale qui régit et développe le cyclisme en compétition et loisir à travers huit disciplines, offre aux amoureux de la petite reine. Alors que jamais les Championnats du Monde de cyclisme sur toute n’avait eu lieu en Afrique, l’édition 2025 a pour cadre Kigali, la capitale du Rwanda.

Pour tous les connaisseurs, la perspective de voir les meilleurs coureurs du monde au pays des mille collines est déjà tout un programme quand on voit l’engouement du public pour les étapes de montagne autant dans le Tour de France que dans les autres grands Tours que sont la Vuelta pour l’Espagne et le Giro pour l’Italie. 

Une compétition au coeur de la Rift Valley

De ce dimanche 21 jusqu’au dimanche 28 septembre donc, les meilleurs cyclistes du monde vont s’affronter sur des parcours exigeants dans la vallée du Grand Rift, une vaste dépression géologique située en Afrique de l’Est. Cette vallée, aussi appelée Rift est-africain, s’étire du nord de l’Éthiopie jusqu’au golfe du Mozambique, traversant notamment le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda. Caractérisée par une succession de failles tectoniques, de volcans et de lacs profonds, elle forme un paysage unique qui va servir de décor naturel des épreuves cyclistes.

Les contre-la-montre comme entrée en matière

Ce sont les contre-la-montre individuels élite dames et messieurs qui ouvrent la compétition ce 21 septembre, avec des parcours passant notamment par la Côte de Nyanza, située à environ 87 km au sud-ouest de Kigali, dans la province du Sud du Rwanda, et les pentes pavées de Kimihurura, un col de 1,2 km à Kigali, avec une pente moyenne de 5,9% et un dénivelé de 74 mètres. Un plat de résistance gratiné.

Le programme détaillé prévoit des courses pour les catégories Moins de 23 ans et Juniors, avec des contre-la-montre et des courses en ligne qui mettront à l’épreuve les grimpeurs et sprinteurs. Le relais mixte par équipes clôturera la série des contre-la-montre le 24 septembre.

Cela dit, s’il y a une chose à retenir de ces Mondiaux, c’est qu’ils disent beaucoup de la mondialisation du cyclisme. 

Ces Mondiaux au Rwanda : tout un symbole

En effet, outre le prestige sportif, cet événement historique souligne aussi la montée en puissance du cyclisme africain. Le vélo est un outil quotidien au Rwanda et ce Mondial représente une vitrine majeure. Les épreuves sur route, souvent très tactiques, s'échelonnent entre 18,3 km pour les juniors femmes et 267,5 km pour la course élite hommes.

Et la compétition s’annonce intense, avec de nombreuses nations cherchant à s’emparer des maillots arc-en-ciel au cœur du Pays des mille collines. A n’en pas douter, les prochains jours promettent un spectacle de haut niveau, enrichi d’une dimension culturelle forte propre à Kigali.

Les stars mondiales telles que le Belge Remco Evenepoel, le Slovène Tadej Pogacar, la Suissesse Marlen Reusser, les Néerlandaises Anna Van der Breggen et Demi Vollering, la Britannique Anna Henderson et le Français Paul Seixas sont attendus pour défier les parcours vallonnés et techniques à Kigali. Les cyclistes africains, notamment les Sud-Africains, les Rwandais, les Erythréens, ne seront pas en reste qui voudront prouver combien ils ont progressé et ainsi justifié qu’une édition des mondiaux de cyclisme  soit organisée en Afrique. 

Ces Mondiaux, emblématiques pour le Rwanda qui voit dans ce sport un levier de développement, offriront treize courses et 39 médailles à distribuer. (TransContinentsAfrica)

PUBLICITÉ
Espace Publicitaire
336×280