Maroc, cet allié majeur de l’OTAN

CONFIRMATION. Dans un entretien au média espagnol Agenda Pública, le représentant spécial de l’Alliance pour son voisinage Sud a qualifié le Maroc de “partenaire actif d’exception”.

Maroc, cet allié majeur de l’OTAN

Premier Etat souverain à reconnaître de facto, le 20 décembre 1777, l'indépendance des Etats-Unis en octroyant aux navigants des colonies américaines le droit d'arrimage dans les ports du royaume, c’était sous le règne du sultan Sidi Mohammed Ben Abdallah, connu sous le nom de Mohammed III, le Maroc est resté fidèle à son intérêt pour l’Atlantique. Quoi de plus normal alors que ses initiatives en aient fait depuis 2004 un allié majeur non membre de l’OTAN. Autrement dit, dans un contexte de tension, un partenaire de sécurité précieux et fidèle pour les membres de l’OTAN.

Le Maroc résolument engagé aux côtés de l’OTAN

“Le Maroc s’affirme comme le pays du voisinage sud le plus engagé dans la consolidation de ses liens avec l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN)”, a déclaré Javier Colomina, représentant spécial de l’Alliance pour cette région stratégique. Selon lui, le royaume a manifesté ces deux à trois dernières années une “volonté accrue” de renforcer la coopération, se démarquant nettement de ses voisins.

Dans un entretien accordé au média espagnol Agenda Pública, Colomina a mis en avant la solidité et la profondeur des échanges bilatéraux. L’interview, récemment enregistrée à Bruxelles, met en avant la place centrale qu’occupe Rabat dans la stratégie régionale de l’Alliance atlantique.

“Le Maroc possède une expérience opérationnelle et des capacités militaires efficaces dont nous avons beaucoup à apprendre”, a-t-il affirmé, insistant sur les synergies potentielles à exploiter face aux menaces croissantes dans la région.

Un axe bilatéral à renforcer

“La coopération entre l’OTAN et le Maroc se veut résolument bilatérale”, a rappelé Javier Colomina. L’Alliance entend tirer profit du savoir-faire marocain, tout en offrant au Royaume un accès à des compétences clés en matière de commandement, de formation, de planification stratégique et d’interopérabilité militaire. “Il s’agit de bâtir une relation fondée sur la complémentarité, où nos intérêts respectifs se rejoignent pour produire des bénéfices partagés”, a-t-il expliqué.

L’heure est à renforcer les partenariats

Évoquant la possibilité d’une adhésion de certains pays du voisinage sud à l’OTAN, le diplomate a précisé que la priorité actuelle reste le renforcement des partenariats existants, notamment à travers un dialogue politique soutenu et une coopération pratique accrue. Il a confirmé que plusieurs États africains explorent actuellement des pistes pour approfondir leurs relations avec l’Alliance.

Le rôle du Maroc dans la sécurité régionale salué 

Lors de sa visite officielle à Rabat en octobre 2024, Colomina avait rencontré le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita. À cette occasion, il avait salué le rôle déterminant du Royaume dans le domaine de la sécurité régionale, le qualifiant d’« acteur indispensable » et de ”partenaire de tout premier plan” pour l’OTAN, notamment dans la lutte contre le terrorisme.

Cet élan diplomatique s’était inscrit dans une dynamique plus large. 

En avril 2024, l’amiral Rob Bauer, président du Comité militaire de l’OTAN, avait en effet également salué les contributions du Maroc dans les manœuvres conjointes, notamment sur les volets liés à la lutte antiterroriste, à la gestion des flux migratoires et à la sécurité maritime. (TransContinentsAfrica)

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