Ce sont deux Kényans qui se sont imposés dans les deux marathons de Rotterdam. Dans la course masculine, Geoffrey Kamworor a franchi la ligne d’arrivée en 2h04’33, signant ainsi sa première victoire en marathon depuis 2019. L’ancien champion du monde du semi-marathon a produit son effort décisif après le 35e kilomètre, distançant les Éthiopiens Chala Regasa (2h05’06) et Chimdessa Debele (2h05’26). Il décroche ainsi son troisième succès sur la distance reine, après ses triomphes à New York en 2017 et 2019.
Jackline Cherono a fait de même que Geoffrey Kamworor
Côté féminin, Jackline Cherono a également brillé. Partie sur des bases solides, elle a passé le semi-marathon en 1h09’14 avant de creuser l’écart pour s’imposer en 2h21’14, améliorant son record personnel. Elle devance l’Éthiopienne Aminet Ahmed (2h22’14) et sa compatriote Azmera Gebru (2h22’15), avec une confortable avance d’une minute.

Il s'agit là d'un doublé éclatant qui confirme qu'il faudra continuer à compter avec les Kényans sur les épreuves de fond.
Victoire kényane également dans la course masculine à Paris
Au Marathon de Paris, c’est également un Kenyan qui s’est imposé dans la course masculine. Bernard Biwott a terminé 48 secondes avant son concurrent le plus proche, dimanche. C’est au kilomètre 33 que le vainqueur du marathon de Francfort en octobre dernier a porté son attaque laissant les huit rescapés qui l’accompagnaient sur place pour finalement lever les bras sur la ligne d’arrivée en 2h05'25". En signant son record personnel, il devance sur la ligne le Djiboutien Ibrahim Hassan (à 48"), parvenu un temps à le suivre, et un autre Kényan, Sila Kiptoo (56").

Doublé éthiopien dans la course féminine à Paris
Du côté des dames, c’est à un doublé ethiopien qu’on a assisté. Bedatu Hirpa a devancé sa compatriote Dera Dida de quatre secondes. Il s’agit-là d’un remake de ce qui s’était passé au marathon de Dubaï en janvier où Bedatu Hirpa avait glané sa première victoire de la saison. Son temps : deux heures, 20 minutes et 45 secondes. C’est dans les cinq derniers kilomètres qu’elle a fait la différence suivie par Dida. Pour compléter le podium, la Kényane Angela Tanui est arrivée 21 secondes après la vainqueure éthiopienne.

Une illustration de plus de la bonne santé de l’Ethiopie et du Kenya dans les courses de fond. (TransContinentsAfrica)
