Mandela : sa fille a bien le droit de vendre ses objets personnels

DÉCISION. C’est la justice qui a tranché dans la bataille entre la fille aînée de Nelson Mandela, Makaziwe Mandela, et l’agence sud-africaine du patrimoine arguant du National Heritage Resources Act.

Mandela : sa fille a bien le droit de vendre ses objets personnels

A partir de quand et comment les objets personnels d’un leader de la carrure de Nelson Mandela peuvent-ils être considérés comme appartenant plus au patrimoine d’un pays qu’à l’héritage d’une famille avec tout ce que cela emporte quant au droit de propriété ? C’est la question qui a été posée par la volonté de la fille aînée de Nelson Mandela de vendre des objets personnels de Madiba, laquelle a rencontré l’opposition de l’Agence sud-africaine du patrimoine, la South African Heritage Resources Agency (SAHRA). Résultat : c’est la justice qui a dû trancher le litige. 

La justice dû se prononcer sur l'interprétation du National Heritage Resources Act 

C’est que les conséquences d’une telle bataille judiciaire sont très importantes. Si la justice donnait raison à l’Agence, Makaziwe Mandela perdait toute liberté que donne la propriété d’un bien. Si le point de vue de la fille aînée de Mandela l’emportait, ce serait le contraire. 

Finalement la Cour suprême d’appel sud-africaine a choisi de rejeter ce vendredi la tentative de la South African Heritage Resources Agency de bloquer la vente des 70 objets personnels du défunt président Mandela, estimant que l’agence avait appliqué une interprétation excessivement large du National Heritage Resources Act. 

Son argument : si Makaziwe Mandela et Christo Brand, ancien gardien de prison de Robben Island, avaient expliqué pourquoi ces objets ne constituaient pas des biens patrimoniaux, la SAHRA n’avait, pour sa part, pas réussi à justifier sa position. 

Les objets personnels de Mandela peuvent donc être vendus et exportés

Résultat : les objets au cœur du litige peuvent donc être proposés à la vente et à l’exportation. Pour rappel, ces objets étaient initialement destinés à être mis aux enchères aux États-Unis et Makaziwe Mandela a indiqué que les recettes de la vente serviront à financer la construction d’un jardin mémorial sur la tombe de son père à Qunu, dans la province du Cap-Oriental.

Pour rappel, la collection d’objets est constituée d’une clé de cellule de Robben Island, des lunettes Aviator de Mandela, d’une chemise fleurie, d’un exemplaire signé de la Constitution de 1996, d’un dessin au fusain, de sa carte d’identité, d’une raquette de tennis utilisée en prison ainsi que des cadeaux offerts par des dirigeants du monde entier. (TransContinentsAfrica)

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