Alors qu’il avait évolué à l’Inter de Milan en 2020-2021, le Marocain Ashraf Hakiml a été le premier bourreau du vice-champion d’Italie de cette saison lors de la finale qui a opposé le club lombard au Paris-Saint-Germain à l’Allianz Arena de Munich ce samedi 31 mai.
Hakimi, une empreinte forte dans le résultat du PSG
Le capitaine des Lions de l’Atlas a en effet trouvé le chemin des filets dès la 12e minute sur une passe de celui qui allait être l’homme du match, Désiré Doué, qui fêtera ses vingt ans le 3 juin prochain. Hakimi a ainsi donné le ton d’une soirée totalement maîtrisée.
Impeccable dans ses montées et décisif sur les transitions, Hakimi vainqueur cette année du prix Marc-Vivien Foé décerné par Radio France International au meilleur joueur africain de Ligue 1, le championnat de football français, a réitéré ce qu’il avait fait en demi-finale devant les Anglais d’Arsenal et en quart de finale de Ligue des Champions devant Aston Villa : c’est à dire marquer un but.

Incontestablement, lui, le vice-capitaine du Paris-Saint-Germain, a été l’un des grands artisans de ce triomphe qui éclaire une saison déjà riche en trophées. Le Paris-Saint-Germain a en effet gagné cette saison le Trophée des champions, la Coupe de France et la Ligue 1 avant le titre de Champion d'Europe devant l'Inter de Milan.
Le chemin d’une finale maitrisée
Après le but de Hakimi, le PSG a déroulé, enchaînant les buts face à une équipe italienne débordée. Désiré Doué y est allé de son doublé, le Géorgien Kvaratskhelia a inscrit le quatrième but, et le jeune Mayulu, entré en toute fin de partie, a également marqué.
Solides défensivement, inspirés collectivement, les joueurs de l'Espagnol Luis Enrique ont dominé sans partage cette finale, offrant à la capitale française son premier sacre européen.
En surclassant sur le score fleuve de 5 buts à zéro l’Inter de Milan, le Paris Saint-Germain est définitivement entré dans l’histoire du football européen mais aussi et surtout français. Il est en effet le 2e club de l’Hexagone, après l’Olympique de Marseille en 1993 sous la présidence de Bernard Tapie, à conquérir “la Coupe aux grandes oreilles”, symbole de la victoire en Ligue des champions européenne.
Cette victoire consacre une vision, celle de l’entraîneur Luis Enrique, qui a misé sur un collectif solidaire et puissant plutôt que sur des individualités fussent-elles de grandes stars. Elle consacre également un projet de longue haleine lancé en 2011 avec l’arrivée des Qataris sous la houlette de Nasser al Khelaïfi ainsi qu’une génération brillante de joueurs dans le sillage d’autres grandes figures du ballon rond qui ont porté le maillot bleu et rouge du club de la capitale mais qui n’ont pas pu conquérir le titre européen. (TransContinentsAfrica)
