Depuis mardi 15 avril, Abidjan et le monde de la musique de Côte d’Ivoire vibrent aux sons du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA) dont il faut rappeler qu’il a été créé sous la houlette d’A’salfo et de ses compères du groupe Magic System.
Un casting exceptionnel
Répondant à l’invitation des célèbres organisateurs de ce banquet musical, de nombreuses stars internationales vont y côtoyer des talents locaux.

Ainsi d’Angélique Kidjo, de Kaaris, de Josey et de bien d’autres de renommée qui se sont donnés rendez-vous sur la mythique place d’Anoumabo, à Abidjan-Marcory. Cette année, pour sa 17e édition, le choix de la programmation illustre parfaitement le caractère panafricain du festival avec des artistes venus de tous horizons. Smarty, Adeba Konan, Himra, Takana Zion, Lili Jay Bingerack, Eneida Marta et Lato Crespino complètent l’affiche de cette édition prometteuse.
Un FEMUA entre Abidjan et Daloa
Six jours durant le Festival va vibrer entre Abidjan et Daloa autour de concerts d’envergure, du tournoi des partenaires et du traditionnel carrefour jeunesse qui se veut une véritable plateforme d’expression et de formation pour la nouvelle génération. Pour la ville de Daloa, qui accueille une partie des festivités, le programme détaillé des activités a été dévoilé lundi 14 avril 2025.
Le choix d’une thématique fortement civique
Parallèlement, cette année, le festival a adopté une thématique cruciale pour la Côte d’Ivoire, à savoir “Civisme et sécurité routière”. Celle-ci confirme l’ambition du FEMUA d’allier divertissement et sensibilisation sociale, comme l’a souligné le commissaire général et leader du groupe Magic System, Traoré Salif dit A’Salfo, lors du lancement officiel fin février 2025.

Selon la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, ce thème “Civisme et sécurité routière”, est un appel à une société responsable fondée sur les valeurs du civisme et du respect des règles.
Le FEMUA, un pont entre les générations
Intervenant à l’ouverture ce mardi 15 mars à l’Institut national de la jeunesse et des Sports (INJS) d’Abidjan Marcory, la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a affirmé que le Festival des musiques urbaines d’Anoumabo incarnait un formidable trait d’union entre les générations. “Le FEMUA est un pont entre nos racines traditionnelles et les dynamiques de la modernité. Mes félicitations donc à toutes les équipes d’organisation de Gaou Production, du FEMUA et akwaba, à tous les artistes venus de tous les horizons pour ce rendez-vous culturel”, a-t-elle déclaré.
Une manifestation d’envergure au coeur des Industries Culturelles et Créatives
Françoise Remarck en a profité pour souligner que l’ambition de son département ministériel est de renforcer le leadership de la Côte d’Ivoire comme vitrine des arts et de la culture.

Évoquant les réformes engagées par son ministère, elle a relevé les avancées dans la structuration de l’industrie culturelle ivoirienne. ”Nous avons revu le cadre législatif et élaboré un projet de loi sur l’industrie de la musique, avec l’appui de l’Union européenne et de l’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Le statut de l’artiste, en cours d’élaboration avec le ministère de l’Emploi et de la protection sociale, pour reconnaître le rôle et les droits de celles et ceux qui font vivre notre culture”, a-t-elle expliqué.
Porte ouverte sur la coopération culturelle
Parallèlement, la ministre a salué la coopération culturelle avec la République de Guinée, pays invité d’honneur. Elle a aussi invité les populations à se mobiliser massivement et à s’approprier cet événement pour que la culture ivoirienne poursuive son rayonnement avec fierté.
De quoi positionner encore plus le FEMUA comme un événement culturel majeur en Afrique de l’Ouest à travers l’utilisation de la force mobilisatrice de la musique pour sensibiliser le public à des enjeux sociétaux prioritaires. (TransContinentsAfrica)
