La scène artistique marocaine perd l’une de ses légendes avec la disparition d’Abdelhadi Belkhayat. Cette figure légendaire a profondément marqué l’histoire de la chanson du royaume chérifien et, au-delà du monde arabe. Depuis longtemps installé dans la mémoire intemporelle des arts du Maroc, il laisse un précieux héritage artistique que bien des générations ont apprécié de son vivant.
Des années 60 à 2012, un parcours lumineux
Natif de Fès, Abdelhadi Belkhayat entre très tôt dans l’histoire de la chanson marocaine. Révélé au début des années 1960 par une audition à la radio nationale, Abdelhadi Belkhayat a collaboré avec les plus grands compositeurs et paroliers, enrichissant le patrimoine musical marocain d’œuvres intemporelles, allant de la chanson poétique comme “Al Qamar Al Ahmar” et “Achatî” à des titres cultes en dialecte marocain tels que “Bent Ennas”, “Kif Ydir Assidi”, “Ya Dak El Insane” ou encore “Kitar Al Hayat” (“Le train de la vie”).
Le défunt s‘est retiré de la scène artistique en 2012. Sa dernière apparition publique remonte à 2015 lors du Festival Mawazine où il avait interprété des chants spirituels et religieux.
Hommage des autorités culturelles
Cité par l'agence APAnews, le ministère marocain de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication a salué, dans un message posté sur page Facebook, "l’une des voix gravées à jamais dans la mémoire artistique nationale, qui a marqué la scène marocaine par des œuvres de grande qualité et des paroles sincères, porteuses des valeurs de beauté, de spiritualité et d’engagement".
Le ministère a également rendu hommage à “un parcours artistique et humain remarquable”, qui a fait d’Abdelhadi Belkhayat “un symbole de la chanson marocaine authentique et un nom profondément ancré dans les cœurs de plusieurs générations, grâce à des créations sincères et à un profond respect pour l’art et ses messages”. (TransContinentsAfrica)
