Le monde numérique et virtuel n’a plus rien à envier au monde réel quant au niveau de criminalité. Aussi, Interpol, soulignant que l’Afrique du Sud figure parmi les principales cibles des cyberattaques sur le continent en raison de son rôle de hub financier et numérique, a-t-elle décidé d’alerter sur la recrudescence de la cybercriminalité en Afrique, .
Une réalité glaçante
Neal Jetton, directeur de l’unité de lutte contre la cybercriminalité d’INTERPOL, a expliqué que les cybercriminels ne visent pas prioritairement des pays en particulier, mais recherchent les systèmes présentant des vulnérabilités exploitables.
Selon lui, le niveau de numérisation de l’Afrique du Sud et certaines faiblesses en matière de cybersécurité en font une cible privilégiée. “Ils parcourent les réseaux, les analysent et recherchent les vulnérabilités qu’ils peuvent exploiter”, a déclaré M. Jetton.
Cette alerte intervient alors que la cybercriminalité s’intensifie sur le continent. D’après le dernier rapport d’évaluation d’Interpol, les pertes financières liées aux cyberattaques en Afrique ont plus que doublé depuis 2024 pour atteindre 484 millions de dollars.
Une criminalité qui s'est industrialisée
Établi à partir des données de 36 États membres, le rapport montre que la cybercriminalité est passée d’incidents isolés à un « écosystème industrialisé et sans frontières », porté notamment par les escroqueries utilisant l’intelligence artificielle, le vol d’identifiants et des techniques automatisées d’ingénierie sociale.
Interpol appelle ainsi les États, les entreprises et les institutions africaines à renforcer leurs capacités de cybersécurité afin de faire face à des attaques toujours plus fréquentes et sophistiquées. (TransContinentsAfrica)
