Pour rien au monde, ils n’auraient raté cette soirée organisée pour les trente ans de “Couleurs Tropicales”, l’émission culte de Radio France Internationale animée par Claudy Siar. Lokua Kanza, Mokobé, Lynnsha, Didier Awadi, Angélique Kidjo, Tiken Jah Fakoly, Lilian Thuram, Juliette Fievet, Passi, Rokia Traoré, Waly Dia, Fally Ipupa, Asalfo, entre autres, ont tenu à honorer cet arbre à palabres des musiques africaines et caribéennes. Et pas seulement ces célébrités, les réalisateurs, attachés de productions, les chroniqueurs et les correspondants, qui ont collaboré à un moment ou à un autre, se sont exprimés pour raconter leur expérience avec l’émission.
Un cheminement riche
Lancée en 1995 par Claudy Siar, Couleurs tropicales est devenue une référence et une véritable vitrine. “Couleurs Tropicales est née sur le terreau fertile de Canal Tropical. André Larquier, qui était président de RFI à l’époque, voulait que je conserve Canal Tropical. Moi, je ne voulais pas, parce que je trouvais que Gilles Obringer avait écrit son histoire et que je devais écrire la mienne”, a expliqué Claudy Siar. “J’ai proposé des noms qui n’ont jamais plu. Le président voulait que ça se rapproche de Canal Tropical. Et un soir, je trouve Couleurs Tropicales, tout au pluriel. Je lui propose et il trouve ça génial”, a-t-il poursuivi. Et d’ajouter : “C’est comme ça que j’ai commencé le 13 mars 1995 sur RFI. Je dois beaucoup à Couleurs Tropicales. Je dois beaucoup à RFI et ça je ne l’oublie jamais”.
Une relation particulière avec les artistes
Rappelant les relations particulières que l’émission a tissées avec des artistes renommés comme Magic System et Kassav, Claudy Siar a tenu à préciser : "Je cite ces deux-là, mais il y a tellement d’artistes en réalité. Je dis toujours que notre talent résulte dans notre capacité à mettre en valeur les femmes et les hommes artistes que nous accueillons. Et on ne reçoit pas à Couleurs Tropicales des artistes stars ou pas stars”.

Et de conclure : “On ne reçoit que des gens pour qui on se dit « Waouh ! Cet artiste-là mérite d’être entendu ». Et c’est pour ça que nous arrivons à donner la même énergie pour un artiste débutant que pour un artiste très connu. On ne veut rien dissocier. On a toujours ce besoin, cette envie et ce devoir de rappeler celles et ceux qui ont façonné le monde musical afro et ceux qui le façonnent aujourd’hui. Et je pense que c’est ce qui fait aussi la force de Couleurs Tropicales”. (TransContinentsAfrica)
