Le vendredi 6 février est une date dont les habitants de Kouto se souviendront pendant longtemps. C’est en effet un moment chargé d’histoire et d’émotion qu’ils ont vécu ce jour-là du fait de l’intégration dans le Patrimoine de l’Unesco de la mosquée “Fofanala Missiri”. La cérémonie a réuni les autorités de la région de la Bagoué, les chefs d’entreprises et une forte délégation des femmes de Kouto.
Un joyau architectural ancré dans l’Histoire
Fondé par la famille Fofana et porté par son premier imam, Fofana Morissanou, cet édifice rejoint officiellement la prestigieuse liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO, aux côtés des sept autres mosquées du Nord ivoirien inscrites en série depuis juillet 2021.
L’esthétique soudanaise de ces mosquées (Tengréla, Samatiguila, Nambira, Kaoura, Sorobango et Kong) repose sur trois piliers : une origine commune, une importance historique et une valeur spirituelle exceptionnelle.
Pour faciliter la découverte de ces sites par les visiteurs et les touristes, le ministère a innové : chaque plaque nominative est désormais dotée d’un QR code. Cet outil numérique permet d’accéder instantanément aux informations historiques et géographiques de l’ensemble des mosquées du circuit.
Une inscription dans une dynamique de valorisation patrimoniale
Lors de son allocution, la ministre de la Culture, Françoise Remarck, a tenu à souligner que cette inscription est le reflet de l’engagement du président de la République, Alassane Ouattara, en faveur de la protection et de la valorisation du patrimoine culturel national.
“Cette reconnaissance internationale est un défi, a dit la ministre. “Elle nous engage à poursuivre les actions de valorisation, de formation et de transmission des savoir-faire”, a-t-elle poursuivi.
“Cette réalisation est le fruit d’une collaboration exemplaire entre le gouvernement, les communautés locales et l’Office ivoirien du patrimoine culturel (OIPC)”, a-t-elle ajouté, saluant le savoir-faire technique des experts ivoiriens ayant œuvré sans relâche pour répondre aux exigences internationales.
Cette intégration de la mosquée “Fofanala Missiri”, pour importante qu’elle soit, demeure une étape sur un chemin que les autorités entendent poursuivre : celle de la restauration d’édifices religieux anciens avec l’appui des sachants et des partenaires internationaux avec comme objectif d’enrichir davantage le rayonnement culturel de la Côte d’Ivoire. (TransContinentsAfrica)
