Pour ouvrir la route de cette année 2026, Laurent Gabgbo n’est pas allé par quatre chemins. Entre exigence de légalité constitutionnelle et remobilisation de ses troupes, le président du Parti des peuples africains - Côte d’Ivoire (PPA-CI), a réitéré son opposition catégorique au “4e mandat” d’Alassane Ouattara.
Entre gravité et fermeté
Dans une atmosphère de gravité, l’ex-président ivoirien a placé le respect de la Loi fondamentale au cœur du combat de son parti. Le point d’orgue de son intervention a sans conteste été la question du quatrième mandat.
Avec un ton empreint de fermeté, Laurent Gbagbo a réaffirmé que son refus de toute remise en cause de la limitation des mandats était définitif.
“Nous ne sommes pas d’accord pour le 4e mandat et nous n’allons pas changer d’avis”, a-t-il martelé.
L’enjeu : la survie des institutions
Pour le leader du PPA-CI, cette posture n’est pas une simple opposition de circonstance, mais une nécessité pour la survie des institutions. Il a rappelé qu’en dépit des crises et des attaques armées sous sa présidence, la Constitution n’avait jamais été suspendue.
Un message clair pour l’ancien chef d’Etat : l’attachement aux règles doit être inflexible, surtout dans l’adversité. Outre les questions institutionnelles, Laurent Gbagbo a exprimé sa vive préoccupation face au nombre élevé de détenus politiques en Côte d’Ivoire.
Estimant qu’une “répression excessive nourrit l’instabilité”, M. Gbagbo a appelé ses militants à intensifier les actions de solidarité envers les prisonniers et leurs familles. Pour lui, la dignité humaine demeure un socle non négociable du projet socialiste qu’il porte.
Le Parti au front derrière son leader
Avant son allocution, plusieurs responsables du parti se sont succédé au pupitre pour témoigner de la vitalité du mouvement. Sébastien Dano Djédjé, au nom de la Direction exécutive, a dressé le bilan d’une année 2025 marquée par “les injustices et la volonté d’exclure Laurent Gbagbo du jeu politique”.
Les élus locaux, les femmes et la jeunesse, représentés respectivement par Oualo Jean-Luc, Sylvie Dominique Bessé et James N’Drin Djé, ont tous convergé vers un même mot d’ordre : discipline et implantation territoriale.
Laurent Gbagbo a projeté ses partisans vers les défis immédiats : la réorganisation interne et la préparation du prochain congrès. En plaçant l’année 2026 sous le signe de l’offensive démocratique, le président du PPA-CI confirme que, malgré les obstacles juridiques et politiques, il entend rester le pivot central de l’opposition ivoirienne. (TransContinentsAfrica)
