Figurant parmi les contributions africaines emblématiques à la lutte contre les changements climatiques, la Grande muraille verte va être brandie par les pays africains pendant cette COP30 qui se tient à Belem, au Brésil. A la manoeuvre : l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte, le Groupe de la Banque africaine de développement et le Programme alimentaire mondial. La date choisie : le 18 novembre.
Le pourquoi de cette initiative
La raison de cette mise en avant : la Grande muraille verte (GMV) est l’une des initiatives africaines majeures pour lutter contre le changement climatique. Elle vise rien moins qu’à restaurer 100 millions d’hectares de terres dégradées, séquestrer 250 millions de tonnes de carbone et créer dix millions d’emplois verts dans onze pays sahéliens allant du Sénégal, en Afrique de l’Ouest, à Djibouti, en Afrique de l’Est.
Pour la mettre en oeuvre, les pays africains ont créé en juin 2010 l’Agence panafricaine pour la Grande muraille verte. Objectif : coordonner les actions, suivre les réalisations et mobiliser des ressources au profit de la Grande muraille verte.
Quinze ans après son lancement, des millions d’hectares ont été restaurés et des milliers d’emplois créés, mais des lacunes importantes en financement et en capacités persistent. D’où la nécessité d’augmenter sa visibilité et l’attention qui lui est portée.
Ce qui pourrait sortir de cette mise en lumière à Belem
Au-delà de renforcer la visibilité et la cohérence de l’initiative, partager l’état actuel du financement, identifier des solutions innovantes pour combler les écarts financiers et promouvoir la coopération Sud-Sud via le Fonds des forêts tropicales pour toujours (Tropical Forests Forever Facility, TFFF) lancé par la présidence brésilienne de la COP 30, la session ministérielle organisée pour mettre en lumière la Grande muraille verte devrait ouvrir un important champ d’opportunités.
D’abord, celle de présenter la Grande muraille verte comme modèle continental et mondial d’action intégrée pour le climat, la biodiversité et la restauration des terres ;
Ensuite, celle d’identifier des mécanismes financiers innovants (financement mixte, marchés carbone, obligations vertes, fonds d’adaptation) et de mobiliser des engagements des gouvernements, banques de développement et investisseurs privés ;
Enfin, celle de positionner la Grande muraille verte comme contribution phare aux résultats de la COP 30.
Nul doute que la qualité des intervenants à cette session y participera. Pour preuve, il y aura, outre les ministres africains de l’Environnement et la présidence brésilienne de la COP 30, plusieurs hauts représentants d’institutions internationales comme la Commission de l’Union africaine, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Groupe de la Banque africaine de développement, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), ou le Programme alimentaire mondial (PAM), figureront parmi les intervenants.
Pour suivre la session en question prévue à 13h temps universel +1, cliquer ici. (TransContinentsAfrica)
