C’est une ode aux femmes de son pays qu’a voulu dresser le cinéaste tchadien Mahamat‑Saleh Haroun dont le film “Soumsoum, the Night of the Stars”, a fait partie des 21 opus en compétition du Festival du film de Berlin, la Berlinale. “Ce sont elles qui transmettent la mémoire de beaucoup de choses”, a-t-il déclaré avant la première.
L'histoire dans “Soumsoum”, l’opus de Mahamat‑Saleh Haroun
Le film suit Kellou, 17 ans, interprétée par la nouvelle actrice Maimouna Miawama. Celle-ci s’efforce de comprendre les pouvoirs surnaturels nouvellement découverts qui la rendent indésirable dans le village.

La voilà donc qui crée un lien avec Aya, interprétée par Achouackh Abakar Souleymane, une paria plus âgée qui s’efforce de préserver les traditions mystiques et culturelles alors que son époque touche à sa fin.
“Je suis très fière de moi, mais c’était aussi un défi car je devais me concentrer davantage sur l’expression des émotions à travers mon visage que sur le dialogue”, a déclaré l’actrice qui a précisé que son premier rôle principal avait été profondément émouvant.
Une oeuvre pour rendre hommage aux femmes
“Dans un pays comme le Tchad, où nous avons une guerre civile depuis des décennies, je pense que la tendresse et l’amitié sont une sorte de résistance à la violence”, a indiqué le réalisateur qui a déjà remporté des prix du jury aux festivals de Cannes et de Venise.
Le message du film s’inscrit dans le sillon de cette pensée et insiste sur la force des femmes a trouvé un écho en elle, et elle espère que les femmes qui le verront en sortiront avec un sentiment de puissance.
“J'espère qu'en regardant ce film, elles pourront sortir de leur zone de confort, arrêter de se dire "je suis inférieure" et être capables de réaliser de grandes choses, de relever des défis”, a indiqué Maimouna Miawama.

Quant à Achouackh Abakar Souleymane, qui a joué dans le précédent long métrage de Haroun, “Lingui, The Sacred Bonds”, elle a souligné la résilience des femmes.
“Nous avons le devoir d'être fortes et courageuses, mais aussi de veiller à ce que les bonnes choses soient transmises parce que c'est nous qui élevons les enfants”, a-t-elle déclaré.

De quoi faire de “Soumsoum” une oeuvre à prendre en compte dans l’édifice que l’Afrique doit construire pour rendre aux femmes ce que celles-ci lui ont donné et continuent à lui donner. (TransContinentsAfrica)
