Centrafrique : où en est la démobilisation des combattants ?

POINT. Entre guerres et paix, la République centrafricaine a fait l’objet d’un programme de démobilisation de l’ONU. En 2024, 5.650 combattants en ont accepté les règles.

Centrafrique : où en est la démobilisation des combattants ?

Pays parsemé de zones de conflits avec des groupes armés d'obédience diverse, la Centrafrique, où la société paramilitaire russe Wagner devenue Africa Corps est omniprésente, a fait l’objet d’un rapport de l’ONU à propos de son programme de démobilisation des combattants. Dans ce document intitulé "Consolider les acquis pour un développement durable et inclusif", il est noté que  la réduction du nombre de combattants actifs contribue à diminuer la violence et favorise la stabilité dans le pays. Une raison suffisante pour encourager le programme de démobilisation initié par l'ONU.

Ce que dit le rapport de l’ONU

“En 2024, 5.650 combattants, dont 398 femmes, issus de différents groupes armés actifs en République centrafricaine (RCA), ont été désarmés et démobilisés”, indique le rapport annuel de l'ONU publié en cette fin du mois de mai.  

Il est rapporté qu'au total, 593 armes de guerre, 22.340 munitions et autres armes létales ont été collectées et sécurisées à Bangui, la capitale centrafricaine. “La collecte de ces armes réduit le potentiel de violence armée et améliore la sécurité des communautés”, indique l'ONU.

Le mandat de la Minusca prolongé

Par ailleurs, le rapport souligne que le 14 novembre 2024, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité la résolution 2759, prolongeant le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) jusqu'au 15 novembre 2025. Ce renouvellement réaffirme l'engagement de la mission en faveur de la paix, de la protection des civils, de la réforme du secteur de la sécurité et du soutien au processus électoral.  (TransContinentsAfrica)

PUBLICITÉ
Espace Publicitaire
336×280