C’est donc depuis le 7 novembre que celui qui se considère comme le “président élu” du Cameroun, Issa Tchiroma Bakary, se trouve en Gambie, pays enclavé dans le Sénégal et bien loin de l’Afrique centrale. M. Tchiroma Bakary, qui conteste les résultats officiels de l’élection présidentielle camerounaise ayant permis à Paul Biya d’être reconduit pour un huitième mandat, s’est proclamé vainqueur du scrutin et continue de prendre des décisions depuis son lieu d’exil. Il a récemment procédé à la nomination d’une porte-parole.
Objectif : assurer la sécurité de Tchiroma…
Dans un communiqué du ministère gambien de l’Information, des Médias et des Services de radiodiffusion parvenu dimanche à APA, les autorités gambiennes ont indiqué que cet accueil vise à “assurer sa sécurité pendant que se poursuivent les discussions en vue d’une résolution pacifique et diplomatique des tensions post-électorales au Cameroun”.
… dans le respect des principes de l'Union africaine
Le gouvernement gambien a réaffirmé “son engagement envers la souveraineté et l’intégrité territoriale de tous les États membres” de l’Union africaine, soulignant le principe selon lequel “la Gambie ne sera pas utilisée comme base pour des activités subversives contre aucun État”.
Les autorités de Banjul ont précisé qu’elles sont “en contact avec des partenaires régionaux pertinents, notamment la République fédérale du Nigéria, pour soutenir un résultat pacifique et négocié » et ont promis de “continuer à tenir le public gambien informé”. (TransContinentsAfrica)
