Cameroun : décès en détention de l’opposant Anicet Ekane

COUP. Arrêté dans le contexte politique tendu de crise post-électorale qui sévit dans le pays, le président du Manidem est mort ce lundi.

Cameroun : décès en détention de l’opposant Anicet Ekane

La tension politique au Cameroun prend un nouveau tournant avec la disparition en détention de l’opposant Anicet Ekane, président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem). Il avait été arrêté le 24 octobre dans le cadre de la crise postélectorale consécutive à la présidentielle du 12 octobre.

Des circonstances de décès pas encore précisées

Selon son avocat, Me Emmanuel Simh, l’opposant est mort “en situation de privation de liberté”, alors que les circonstances exactes du décès n’avaient pas encore été précisées en début d’après-midi. 

Anicet Ekane était détenu au Secrétariat d’État à la Défense (SED), où les autorités l’accusaient d’avoir soutenu Issa Tchiroma Bakary qui s’était proclamé vainqueur de l’élection et avait dénoncé la réélection du président Paul Biya. Ce positionnement avait été interprété comme une incitation au soulèvement populaire.

De nombreuses alertes sur son état de santé

Le Manidem avait, à plusieurs reprises, alerté sur l’état de santé de son leader. Des équipements médicaux essentiels, dont un extracteur d’oxygène, étaient restés sous séquestre depuis son interpellation, une situation jugée préoccupante par ses proches.

Figure marquante de la gauche nationaliste des années 1990 et voix critique du système politique camerounais, Anicet Ekane s’était récemment rapproché de Maurice Kamto puis d’Issa Tchiroma Bakary dans le contexte électoral. Son décès intervient alors que la scène politique reste sous tension, entre contestations de l’opposition et exil en Gambie de Tchiroma qui revendique toujours la victoire. (TransContinentsAfrica)

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