Cameroun : bientôt la fin d’exil pour Issa Tchiroma ?

MOMENT. Si l’on en croit l’annonce faite par l’homme politique qui séjourne en Gambie depuis novembre 2025, un retour prochain au Cameroun est programmé sans autre précision concernant le moment exact.

Cameroun : bientôt la fin d’exil pour Issa Tchiroma ?

Après avoir engagé des procédures judiciaires en France et en Suisse contre des auteurs présumés de la répression post-électorale, Issa Tchiroma Bakary, qui se présente comme le “président élu” du scrutin présidentiel du 12 octobre 2025, a annoncé un retour prochain au Cameroun par l’intermédiaire de son équipe de communication. 

Une intention mais pas de date précise

Dans son communiqué, son équipe indique que plusieurs personnes avaient proposé des dates pour son retour et que certaines auraient même exprimé des “intentions malveillantes”. Cela dit, le communiqué ne donne toutefois aucune date précise de retour, se limitant à évoquer des préparatifs en cours. 

Après des consultations, l’opposant affirme vouloir finaliser les dispositions nécessaires à un retour qu’il souhaite “ordonné”. Issa Tchiroma Bakary soutient que la situation institutionnelle du Cameroun depuis le 12 octobre 2025 renforce sa détermination à rentrer “au plus vite” pour prendre la direction du pays.

Il appelle les Camerounais résidant au pays et dans la diaspora à “rester mobilisés et prêts” à accueillir celui qu’il continue de présenter comme “le choix du peuple”.

Une annonce parallèle à une action en justice

Cette annonce intervient quelques semaines après l’annonce, début juillet, de deux plaintes pénales déposées auprès de la justice suisse, sur le fondement de la compétence universelle, visant selon lui les auteurs présumés de violences et d’actes de répression commis après l’élection présidentielle contestée du 12 octobre 2025.

Dans un communiqué, Issa Tchiroma Bakary affirme que ces procédures concernent des “massacres et autres actes de répression” qu’il impute au pouvoir de Yaoundé contre des Camerounais contestant les résultats du scrutin.

L’ancien ministre avait indiqué que cette démarche en Suisse s’inscrivait dans le prolongement de plaintes déposées le 12 juin 2026 auprès de la justice française, également sur le fondement de la compétence universelle. Il avait ajouté que des procédures similaires étaient envisagées dans d’autres pays parties aux conventions internationales relatives à la lutte contre la torture et les disparitions forcées.

Le choix de la Suisse revêt, selon lui, une importance particulière en raison des séjours réguliers que le président Paul Biya effectuerait dans ce pays. L’opposant présente ces démarches comme un moyen de lutter contre l’impunité des responsables présumés des violences post-électorales. (TransContinentsAfrica)

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