A l’occasion de la dernière célébration de la fête de l’Indépendance du Bénin, Patrice Talon avait clairement exprimé son choix de ne pas se présenter pour un troisième mandat. Dès lors, la question de savoir qui allait représenter son camp est devenue plus prégnante. La réponse vient de tomber à travers la désignation de Romuald Wadagni comme candidat des deux partis de la mouvance présidentielle, le Bloc républicain (BR) et l’Union progressiste pour le renouveau (UPR),
Wadagni, un parcours d'excellence
Âgé de 49 ans, Romuald Wadagni est à la tête du ministère des Finances depuis 2016. Diplômé de l’École supérieure des affaires de Grenoble et titulaire d’un MBA de la Harvard Business School, il est également expert-comptable certifié en France et aux États-Unis. Avant sa carrière politique, il a travaillé 17 ans chez Deloitte, devenant le plus jeune associé du groupe à 36 ans et dirigeant les activités en Afrique francophone. Appelé par Patrice Talon, il a rejoint le premier gouvernement de celui-ci en avril 2016 ouvrant la voie à un parcours qui désormais le fait passer de technocrate dans un gouvernement à leader politique porteur des espoirs présidentiels des alliés de Patrice Talon.
Un choix fait “pour le Bénin”
Joseph Djogbenou, président de l’UPR, a confirmé la candidature de Wadagni sur ses réseaux sociaux, affirmant qu’il est “le candidat de chacun de nous. Il est mon candidat”. Selon lui, “avec lui et avec le Président de la République, nous allons accélérer la transformation économique, structurelle, infrastructurelle, culturelle, touristique et agricole de notre pays” et veiller à “préserver les acquis et rendre irréversible le développement de notre pays”. Il a appelé à la mobilisation en soulignant : “En toute chose, c’est le Bénin qui compte”.
Depuis son arrivée au gouvernement, Wadagni a supervisé plusieurs réformes économiques majeures : émissions record d’euro-obligations sur les marchés internationaux, maîtrise de l’inflation et consolidation de la croissance économique. Il a été élu Meilleur ministre des Finances d’Afrique en 2024, distinction reposant sur la gestion de la dette, la croissance économique et la stabilité macroéconomique.
L’opposition se prépare
Dans le même temps, l’opposition, notamment le parti Les Démocrates de l’ex-président Boni Yayi, s’organise pour présenter un candidat unique afin de maximiser ses chances. La période préélectorale reste marquée par une certaine incertitude, et l’élection prévue en avril 2026 sera déterminante pour confirmer la continuité démocratique et économique du pays. (TransContinentsAfrica)
