Le Bénin continue sa marche dans sa volonté de réveiller des logiques et réflexions endogènes sur le monde. C’est ainsi que s'inscrivant dans le cadre de l'édition 2025 du Festival des masques, un colloque a été organisé autour des savoirs traditionnels.
Une valorisation des savoirs traditionnnels
Loin d’être un événement limité à l’univers académique, cette manifestation qui s'est tenue à l'Ecole du Patrimoine africain de Porto-Novo, capitale politique du Bénin, constitue un acte de reconnaissance comme un geste politique affirmant que les savoirs traditionnels ne sont pas de simples vestiges du passé, mais bien des sources vivantes de pensée, de régulation sociale et de créativité contemporaine.
C’est ce qu’a soutenu le ministre béninois du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola. Prenant la parole à l'ouverture du colloque, Jean-Michel Abimbola a indiqué qu'en accueillant cette rencontre, le gouvernement béninois engage une réflexion de fond sur la place des savoirs endogènes dans les politiques publiques, notamment dans les domaines de l'éducation, de la recherche et de la culture.
"Il s'agit de dépasser les clivages stériles entre tradition et modernité, entre science occidentale et pensée africaine, entre oralité et rationalité”, a-t-il expliqué.
Un brassage d’idées entre plusieurs univers
Pendant ces deux jours de colloque, plusieurs dizaines de chercheurs, historiens africains, artistes, praticiens de la culture africaine et responsables politiques ont pris part à des discussions autour de thématiques variées.
Parallèlement au colloque, le Festival des masques, qui s’est tenu le week-end dernier a proposé des processions de masques traditionnels, des ateliers, des concerts et des animations culturelles, mêlant célébration artistique et valorisation des patrimoines vivants. Le Bénin est résolument dans une trajectoire originale de reconnexion avec lui-même. (TransContinentsAfrica)
