Bénin : la tentative de coup d’Etat "mise en échec"

PUTSCH. Venus à la télévision nationale, des militaires avaient affirmé avoir pris le pouvoir. Alors que l'armée avait indiqué "contrôler la capitale", le ministre de l'Intérieur a déclaré que le coup d'Etat avait échoué.

Bénin : la tentative de coup d’Etat "mise en échec"

Ce dimanche 7 décembre, des soldats ont affirmé à la télévision nationale béninoise avoir pris le pouvoir. “L’armée s’engage solennellement à donner au peuple béninois l’espoir d’une ère véritablement nouvelle où la fraternité, la justice et le travail prévaudront”, a déclaré l’un d'eux flanqué d’une demi-douzaine d’autres militaires dont plusieurs portaient des casques.

Les mots des putschistes

"La Constitution est suspendue. Toutes les institutions sont dissoutes (et) les activités des partis politiques sont suspendues jusqu’à nouvel ordre”, ont-ils déclaré 

Cette nouvelle est intervenue alors que le Bénin se prépare à une élection présidentielle en avril. Celle-ci va marquer la fin du mandat du président sortant Patrice Talon, lequel est au pouvoir depuis 2016.

Le démenti de l’armée

Selon les informations de France 24, l'armée a affirmé avoir repris le contrôle de la capitale, Cotonou. Le président Patrice Talon aurait également été mis en sécurité.

"Il s'agit d'un groupuscule de personnes qui ont uniquement la télévision. L'armée régulière reprend le contrôle. La ville de Cotonou et le pays sont totalement sécurisés. Le président et sa famille aussi", a dit à l'AFP une source militaire dans l'entourage de Patrice Talon.

Intervenant dans une déclaration, tout de bleu vêtu, le ministre de l'Intérieur Alassane Seïdou est allé plus loin et a indiqué que la tentative de putsch avait été "mise en échec".

Le contexte politique actuel 

Cet événement est intervenu alors que la coalition au pouvoir au Bénin avait désigné le ministre des Finances, Romuald Wadagni, comme candidat. Elle avait ainsi positionné celui qui est considéré comme un architecte clé de ses politiques économiques. Objectif : poursuivre le programme de réforme actuel de l’administration au cas où il serait élu.

Il faut noter que la décision de Patrice Talon de se retirer après deux mandats doit être saluée dans une région d’Afrique de l’Ouest et du Centre avec trois régimes militaires au pouvoir et où les normes démocratiques sont de plus en plus sous pression. (TransContinentsAfrica)

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