Marathon : le Kényan Sabastian Sawe fait tomber la barre des 2 heures

EXPLOIT. C’est un moment historique que celui vécu au Marathon de Londres avec la course en 1h59’30 du coureur des hauts plateaux.

Marathon : le Kényan Sabastian Sawe fait tomber la barre des 2 heures

C'est l’information sportive de la décennie. Le Kenyan Sabastian Sawe est devenu le premier athlète à courir un marathon en moins de deux heures dans une compétition officielle. 

Un moment sportif de légende

Au-delà de la performance de Sabastian Sawe qui a  a pulvérisé le record du monde de 65 secondes, il y a que le coureur arrivé deuxième, l’Ethiopien Yomif Kejelch, alors que c’est son tout premier marathon, a également passé la barre des deux heures en 1h59'41". Quant au troisième, l’Ougandais Jacob Kiplimo d'Ouganda, il a tout simplement  battu l'ancien record mondial. 

Pour rappel, le record précédent était détenu par le regretté athlète kenyan Kelvin Kiptum qui avait couru le Marathon de Chicago de 202” en 2h00'35". 

Pour mesurer l’exploit, il faut se rendre compte que la barrière des deux heures fait partie des grandes barrières de l'athlétisme à l’image des quatre minutes pour le mile que le Britannique Roger Bannister a été le premier à franchir en 1954. 

Sawe a couru la seconde moitié en 59 minutes et 1 seconde, se dégageant avec Kejelcha après 30 kilomètres, puis prenant le large en solo dans les deux derniers kilomètres pour sprinter sur The Mall. Interrogé par la BBC, Sawe a déclaré : "Nous avons bien commencé la course et en approchant de la fin je me sentais fort”. 

La domination du Kenya et de l’Ethiopie continue

Pour la petite histoire, le Kenyan Eliud Kipchoge avait été le premier homme à courir en moins de deux heures en 2019 mais c’était dans des conditions contrôlées qui ne permettaient pas l'homologation du record. Sabastian Sawe est le premier à le faire en compétition officielle. 

Côté féminin, l'Éthiopienne Tigst Assefa a établi un nouveau record du monde féminin en 2h15'41" pour défendre son titre londonien.

Que constate-t-on ? Que le Kenya et l'Éthiopie continuent de dominer l'athlétisme mondial de fond avec une régularité impressionnante. Quel en est l’explication ? En fait, ceci est le résultat d'un écosystème qui constitue en lui-même une forme de chaîne de valeur humaine. Sa composition : l’altitude, la nutrition, la culture de l'entraînement collectif, une excellente filière de détection des talents. (TransContinentsAfrica)

PUBLICITÉ
Espace Publicitaire
336×280