Hantavirus : le CDC Afrique sur ses gardes

ALERTE. Le foyer infectieux déclaré à bord du navire de croisière MV Hondius a conduit le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies à communiquer pour faire le point.

Hantavirus : le CDC Afrique sur ses gardes

Le souvenir du Covid-19, bien frais dans les esprits, a conduit le CDC Afrique à prendre au sérieux la situation qui a prévalu dans le navire de croisière MV Hondius parti de Ushuaia et dont la destination était les Iles du Cap-Vert. 

Une vigilance accrue sur la situation des passagers du navire

L’institution sanitaire CDC Afrique a suivi de près la situation depuis que sept passagers ont été diagnostiqués du hantavirus lundi, dont trois ont succombé à la maladie. L’alerte fait suite à des signalements de graves troubles respiratoires chez des voyageurs embarqués lors du départ du navire d’Ushuaia, en Argentine, le 20 mars, en direction des îles Canaries via le Cap-Vert.

Dans un communiqué publié mercredi et cité par APAnews, le CDC Afrique précise que, au 4 mai 2026, sept cas ont été recensés, dont deux confirmés en laboratoire et cinq considérés comme suspects. Parmi les personnes touchées, trois sont décédées, une reste dans un état critique et hospitalisée en Afrique du Sud, tandis que trois autres présentent des symptômes bénins.

Face à cette situation, le CDC Afrique a indiqué travailler en étroite collaboration avec les pays concernés afin d’évaluer les risques et de coordonner la réponse sanitaire.

Ce qui s’est passé dans le navire avant son arrivée au large du Cap-Vert

Le navire transportait 147 personnes, équipage compris, au moment de l’apparition des premiers cas. Les symptômes, observés entre le 6 et le 28 avril, ont débuté par de la fièvre et des troubles digestifs avant d’évoluer rapidement vers des formes graves, incluant une pneumonie, un syndrome de détresse respiratoire aiguë et un état de choc.

Le premier cas, considéré comme patient zéro, est décédé à bord le 11 avril. Sa dépouille se trouve actuellement à Sainte-Hélène, en attente de rapatriement vers les Pays-Bas.

Cette épidémie suscite des inquiétudes chez les autorités, notamment en raison de la gravité des cas et du contexte de promiscuité propre aux navires de croisière. Habituellement rare dans ce type d’environnement, le hantavirus se transmet principalement par contact avec des excréments de rongeurs. Les investigations se poursuivent pour identifier l’origine de la contamination et déterminer si d’autres passagers ont été exposés. (TransContinentsAfrica)

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