Alors que la Guinée Bissau a programmé un référendum constitutionnel le 30 août, référendum qui sera suivi d'élections générales le 6 décembre 2026, les militaires au pouvoir détiennent encore dans les prisons des personnalités politiques de premier plan dont notamment le chef de l'opposition Domingos Simoes Pereira. Cette situation a conduit la Cédéao dont le sommet des chefs d'État vient de se terminer en Sierra Leone de lancer un appel pour que ceux-ci soient libérés.
Le cas préoccupant de Simoes Pereira
"La libération de tous les prisonniers politiques pourrait renforcer la crédibilité du processus de transition”, a déclaré la Cédéao dans un communiqué publié tard lundi dernier.
Pour rappel, Pereira, ancien Premier ministre et chef du parti révolutionnaire PAIGC, a été mis en prison le 10 juillet. Il avait déjà été placé en détention le jour du coup d'État l'année dernière, mais avait ensuite été assigné à résidence en février, dans une tentative apparente d'apaiser la Cédéao. Pereira a été accusé de crimes économiques et d'implication dans une prétendue tentative de coup d'État en octobre 2025, ce qu'il nie.
Silence des autorités bissau-guinéennes
Pour revenir sur la genèse de la situation politique actuelle, il convient de rappeler que les dirigeants actuels de la Guinée-Bissau ont pris le pouvoir lors d'un coup d'État en novembre dernier et ont adopté une charte de transition d'un an le mois suivant.
Concernant l’appel de la Cédéao, le gouvernement n'a pas encore réagi, de même que pour la situation de Pereira. (TransContinentsAfrica)
