Le mythique groupe ivoirien Magic System s’apprête à célébrer ses trois décennies de scène. Salif Traoré dit A’Salfo, en a dévoilé les grandes articulations mercredi soir à Abidjan. Invité d’honneur de la 6e édition de la “Causerie entre communicants”, l’artiste et entrepreneur a retracé le parcours inspirant du groupe et annoncé une série de concerts historiques pour l’année 2027.
À n’en point douter, l’année 2027 marquera un tournant majeur pour les quatre magiciens d’Anoumabo. Voilà trois décennies qu’ils nous régalent de leur présence sur scène et surtout de leur musique. L’occasion est donc belle pour A’Salfo de profiter de la tribune que lui offre cette manifestation autour de la communication de révéler le calendrier de la tournée internationale de Magic System qui va s’étaler de février à décembre 2027.
Au bout de la route, l’enceinte de Bercy, à Paris
Le point d’orgue de ce périple européen aura lieu au printemps. “Le 21 mars 2027 marquera la clôture de la tournée du Zénith de Magic System et on termine par Bercy, en France”, a annoncé le leader du groupe. Fidèle à sa réputation de bête de scène, il promet un spectacle mémorable : “Ça va être une grande fête. Un concert de Magic System, ce n’est pas un concert, c’est une messe”.
Après l’Europe, le groupe regagnera le continent pour entamer une tournée ivoirienne, suivie d’une grande tournée africaine.
Auparavant, un parcours inspirant mais pas si évident que ça
Devant un public de professionnels de la communication, le lead vocal de Magic System est revenu sur les débuts difficiles du groupe. “De la passion, on est passé à la vocation dans la musique”, a-t-il expliqué, cité par APAnews, soulignant que les moments de galère leur ont inculqué des valeurs fondamentales.
Aujourd’hui, régulièrement sollicité par l’Élysée pour des événements officiels, Magic System garde les pieds sur terre. Très croyant, A’Salfo attribue cette réussite exceptionnelle à la volonté divine : “Cette success story, c’est Dieu, et cela a renforcé ma foi. Il faut être humble, car l’humilité précède la gloire”.
Au-delà de la musique du groupe, le cultuel et le social
Dans la vie de Magic System et d’A’Salfo, il y a une vie d’opérateur culturel et social incontournable en Côte d’Ivoire via Gaou Productions. Il a dressé un bilan élogieux du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA).
Débuté avec un unique partenaire, le festival compte désormais 58 sponsors, dont la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE), et rassemble 35 000 personnes par jour. Ce succès a une portée hautement sociale : le FEMUA a permis la construction de 15 écoles, scolarisant aujourd’hui 4 500 enfants.
L’engagement du chanteur touche aussi le sport et la formation. Son académie de football, basée à Anoumabo, a récemment révélé le jeune Bazoumana Touré, en route pour la Coupe du monde 2026 avec les Éléphants de Côte d’Ivoire.
Bientôt, une école des Arts
Ambitieux pour la jeunesse africaine, A’Salfo a également annoncé son intention de créer prochainement une école des arts vivants pour former les futurs acteurs de l’industrie créative en Côte d’Ivoire et sur le continent.
Une bienvenue dans le cadre des rencontres du Club des communicants Côte d’Ivoire présidé par Wilfried Amangoua-Lookensey. Pour rappeler, le thème de cette édition, “Communication et industrie créative : l’art au service de la marque ?”, avait pour objectif de faire tomber les frontières sectorielles.
Revendiquant 100 adhérents et plus de 200 profils en attente, le Club des communicants a déjà exploré la communication politique et financière lors des sessions précédentes. Après l’art et la culture, le club mettra le cap sur la communication sportive lors de son prochain rendez-vous.
Entre valeurs, image et business
Partageant sa vision du monde des affaires, A’Salfo a insisté que “la marque, c’est les valeurs”. Preuve de son intégrité, il a confié avoir déjà refusé un contrat de 300 000 euros, soit environ 200 millions de FCFA, pour préserver son image.
A’Salfo a conclu en invitant les experts en communication à faire rêver les sponsors tout en ciblant leurs intérêts. Pour les séduire, il conseille d’adapter son narratif aux ambitions de chaque entreprise et aux bénéfices qu’elle peut en retirer. (TransContinentsAfrica)
