Avec une participation limitée à 21,24 %, une abstention de 78,76 % et un Front de libération nationale (FLN) qui conserve sa première place au Parlement, l’Algérie vient de vivre un moment politique particulier marqué par une abstention record confirmée par l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie). Elle est la plus forte enregistrée depuis l’Indépendance en 1962.
L’abstention, le principal enseignement de ce scrutin
La participation de seulement 21,24 % des électeurs inscrits intervient alors que la mobilisation des électeurs constituait pourtant l’un des principaux défis de ces élections.
Afin d’encourager la participation, les autorités avaient prolongé d’une heure l’ouverture des bureaux de vote le jour du scrutin. Cette mesure n’a toutefois pas permis d’inverser la tendance.
La campagne électorale s’était déroulée dans un contexte marqué par une faible mobilisation politique, la tenue de la Coupe du monde de football et de fortes chaleurs dans plusieurs régions du pays.
Le Front de libération nationale (FLN) en tête
Selon les résultats communiqués par le président par intérim de l’Anie, Karim Khelfane, le Front de libération nationale (FLN), parti historique de l’indépendance et formation proche du pouvoir, arrive en tête avec 90 sièges à l’Assemblée populaire nationale.
Commentant les résultats, Karim Khelfane a estimé que “l’abstention n’est pas une spécificité algérienne”, établissant un parallèle avec les taux de participation observés dans plusieurs démocraties européennes, américaines et asiatiques. Il a également salué le déroulement d’élections qu’il a qualifiées de “transparentes”.
Ces résultats confirment une tendance de fond en Algérie, où la participation électorale continue de reculer malgré les appels des autorités à une plus forte mobilisation des électeurs. (TransContinentsAfrica)
