L’annonce de la création d’une Université virtuelle d’Angola (UVA) a été faite par le secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur, Eugenio da Silva, cité par l'agence officielle ANGOP. L'Université virtuelle d'Angola (UVA) ambitionne de proposer des formations à distance et hybrides, accessibles depuis l'ensemble du territoire national.
Un projet pensé pour les territoires enclavés
La cible est claire. Il s’agit des étudiants des provinces éloignées de Luanda, ceux que la distance géographique ou les contraintes horaires tiennent aujourd'hui à l'écart des campus traditionnels.
Pour Eugenio da Silva, ce projet dépasse la seule question technique. Il le présente comme un levier stratégique d'inclusion éducative, destiné à irriguer l'ensemble du pays plutôt que de concentrer l'offre universitaire dans la capitale comme c’est le cas de nombreux pays africains dont la démographie étudiante croît plus vite que l'offre de places en amphithéâtre. Où en est le projet aujourd’hui ?
Les différentes étapes sont planifiées
Le dossier a franchi une étape : les études préliminaires sur le modèle opérationnel de l'établissement sont achevées et actuellement soumises à consultation publique. Il reste néanmoins à franchir le cap de la création officielle et de l'approbation par le Conseil des ministres angolais.
Le projet se trouve donc, à ce stade, en phase de planification opérationnelle, une nuance importante avant de parler de lancement effectif.
La dimension technique en pleine phase de tests
Sur le plan technique, les plateformes d'apprentissage numérique et l'infrastructure associée sont en cours de test. Choix d'efficience budgétaire : plutôt que de créer une structure autonome de toutes pièces, Luanda prévoit d'adosser l'UVA à un établissement d'enseignement supérieur déjà existant, mutualisant ainsi personnel enseignant et technique pour l'administration des étudiants et la diffusion des cours en ligne.
L’Angola dans une tendance largement partagée sur le Continent
L'initiative angolaise s'inscrit dans un mouvement plus large observé sur le continent, où plusieurs gouvernements explorent l'enseignement à distance pour compenser le déficit d'infrastructures physiques et absorber une demande éducative en forte croissance.
Reste à savoir si l'Angola parviendra à tenir le calendrier fixé et à surmonter les défis classiques de ce type de projets à savoir la connectivité, l’équipement des foyers, la formation des enseignants au numérique. Au-delà de l'annonce politique, ces défis conditionneront la réalité de l'accès élargi promis aux étudiants angolais. (TransContinentsAfrica)
