RFI : avec le départ de Claudy Siar, la fin de Couleurs Tropicales

RUPTURE. Après 31 ans de présence à l’antenne, l’émission emblématique des musiques africaines et caribéennes a été diffusée pour la dernière fois le 26 mars dernier. Son animateur poursuit sa route et fait le pari de l'Afrique.

RFI : avec le départ de Claudy Siar, la fin de Couleurs Tropicales

C’est le 13 mars 1995 que le cycle historique qui a lié Claudy Siar, 62 ans aujourd’hui, a commencé. Dans la nouvelle grille qui coïncide avec la fin de son contrat, Couleurs Tropicales n’a pas été reconduit. 

Sur la page Facebook de l'émission, Claudy Siar a commenté avec émotion. “Couleurs Tropicales, c'était bien plus qu'une émission : c'était un lien, une connexion. Un pont entre le continent africain et ses diasporas, une des rares voix à avoir su mêler musique, culture et histoire avec autant de sincérité”, a-t-il écrit. 

Pour rappel, Claudy Siar a succédé à Gilles Obringer, décédé le 4 février 1995. Figure importante de RFI, celui-ci produisait Canal Tropical, une émission populaire dédiée aux musiques du monde et aux musiques métissées. 

Une page se tourne à France Médias Monde

L’annonce de la fin de Couleurs Tropicales n’est pas à prendre à la légère car elle intervient après le départ, en octobre 2023, du journaliste camerounais Alain Foka, autre figure historique de la radio, connu pour ses émissions consacrées à l'histoire et aux débats africains. 

Il est incontestable qu’avec ces retraits successifs, RFI tourne une page de son histoire, les voix de Claudy Siar et d’Alain Foka ayant été fortement écoutées par le public africain de la station. 

Claudy Siar poursuit sa route et creuse son sillon africain

Avec cette page qui se tourne, l’ex-animateur de Couleurs Tropicales insiste sur son pari africain en rejoignant un projet ambitieux porté par NewWorld TV, un groupe togolais en pleine ascension dans le paysage audiovisuel africain. 

Ce projet comprendra deux nouvelles chaînes panafricaines : NewWorld Mix et NewWorld Muzik, avec des magazines culturels, des fictions africaines, des débats de société, de la musique et des talk-shows. Il s’agit-là d’un signal de la recomposition en cours du paysage médiatique africain francophone, moins centré sur Paris, plus ancré dans le continent 

Sur ses réseaux sociaux, l'animateur a évoqué une volonté profonde de contribuer à un projet qui parle d'Afrique, par des Africains et pour les Africains. “L'Afrique doit raconter elle-même ses propres histoires”, indique-t-il. (TransContinentsAfrica)

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