Dans un communiqué diffusé jeudi soir, l’ONG Urgences panafricanistes” dénonce ce qu’elle qualifie d’acharnement contre son président, Stellio Gilles Robert Capo Chichi, alias Kémi Séba, actuellement détenu à Prétoria.
Les accusations d’Urgences panafricanistes
L’organisation affirme que cette arrestation s’inscrit dans une dynamique de représailles liées aux positions de l’activiste contre “l’ingérence française en Afrique”, évoquant une influence supposée de Paris et de Cotonou dans cette affaire.
Urgences panafricanistes décrit également une série de mesures qu’elle juge coercitives et coordonnées, citant notamment des restrictions médiatiques visant son président, des arrestations antérieures de proches, ainsi que des pressions exercées sur sa famille. L’ONG appelle ses sympathisants à la vigilance et rejette ce qu’elle considère comme une campagne de désinformation.
“Il s’agit d’une opération politique déguisée”, soutient l’organisation, qui estime que les charges avancées par les autorités sud-africaines ne seraient qu’un prétexte destiné à discréditer son dirigeant.
Les circonstances de l’arrestation
La police sud-africaine a indiqué jeudi matin que trois suspects, dont une figure connue de l’activisme panafricaniste, Kemi Séba, ont été arrêtés dans le cadre d’une opération visant un réseau présumé de facilitation de passages clandestins vers le Zimbabwe via le fleuve Limpopo.
Stellio Gilles Robert Capo Chichi (45 ans), identifié comme étant l’activiste Kemi Séba, son fils Khonsou Seba Capo Chichi (18 ans) et François van der Merwe ont comparu brièvement le 15 avril 2026 devant le tribunal de première instance de Brooklyn, à Pretoria, après leur arrestation le 13 avril lors d’une opération de renseignement menée dans un centre commercial.
Le cadre de l’arrestation
Selon la police, le duo père-fils aurait agi avec l’aide d’un complice ayant perçu environ 250 000 rands pour organiser leur passage clandestin vers le Zimbabwe, avec l’intention de poursuivre ensuite vers l’Europe. Lors de l’intervention, les forces de l’ordre ont saisi plusieurs téléphones portables ainsi qu’environ 318 000 rands en espèces.
Selon la police sud-africaine, l’arrestation a eu lieu dans le cadre d’une opération de renseignement. Les autorités affirment également que des investigations, avec l’appui d’Interpol, relient le militant à des procédures judiciaires en cours au Bénin pour des faits liés à la sûreté de l’État. Des démarches d’extradition seraient en préparation.
Les Hawks, avec l’appui d’Interpol, ont confirmé que Stellio Gilles Robert Capo Chichi est recherché au Bénin pour des infractions liées à des crimes contre l’État. Les autorités béninoises le soupçonnent notamment de liens avec les putschistes impliqués dans les événements de décembre dernier.
Présentés devant la justice le 15 avril, les trois suspects ont été placés en détention provisoire. L’affaire a été renvoyée au 20 avril 2026. (TransContinentsAfrica)
