Donné vainqueur de l’élection présidentielle du 12 avril 2026 avec 94,05 % des suffrages par la Commission électorale nationale autonome (CENA), Romuald Wadagni a affirmé vouloir faire de cette large victoire le socle d’un “consensus national”, dans un contexte international qu’il juge instable. Pour ce faire, son parcours devrait être un atout.
Une expérience probante à mettre au service du Bénin
Âgé de 49 ans, Romuald Wadagni est expert-comptable de formation avec une certification reconnue en France et aux États-Unis. Passé par le cabinet international Deloitte où il a accumulé dix-sept ans d’expérience dans plusieurs pays, de Paris et Lyon à Boston, New York et Lubumbashi, il a été nommé ministre de l’Économie et des Finances en avril 2016.
Reconduit à ce poste et élevé au rang de ministre d’État en mai 2021, il s’est imposé comme l’un des principaux artisans de la stratégie économique du Bénin et est reconnu pour sa maîtrise des questions financières et son expérience internationale.
Pour inaugurer le septennat qu’il va assurer à la tête du pays, il s’est fendu d’une déclaration postée sur ses réseaux sociaux.
Une première sortie sur les réseaux sociaux
Il y a salué le “professionnalisme” des instances électorales, qui ont selon lui permis aux citoyens d’accomplir leur devoir civique “dans la ferveur, la convivialité et la discipline”. Accueillant ces résultats “avec humilité”, il a estimé qu’ils traduisaient avant tout un “besoin d’unité nationale” dont il s’engage à tenir compte dans l’exercice de ses fonctions.
Wadagni a également rendu hommage à son adversaire Paul Hounkpè pour son “sens républicain”, après que ce dernier lui eut adressé ses félicitations. Il a par ailleurs affiché sa volonté de s’inscrire dans la continuité de l’action du président sortant Patrice Talon, avec l’ambition de bâtir un Bénin “moderne” garantissant le bien-être à tous. Conformément à une révision constitutionnelle adoptée en novembre 2025, il exercera un mandat de sept ans.
Les Démocrates félicitent et proposent leur vision
De son côté, le parti d’opposition Les Démocrates, qui n’avait pas pris part au scrutin après avoir été écarté de la course pour insuffisance de parrainages parlementaires, a adressé ses “félicitations républicaines” au président élu tout en formulant une série d’exigences.
La formation dit “prendre acte” des résultats et appelle à un mandat centré sur l’unité nationale, la justice sociale et le respect des libertés fondamentales. Elle plaide notamment pour la libération des détenus politiques, le retour des exilés, la relance de la concertation politique et la restauration des libertés individuelles, appelant au “rétablissement d’un jeu démocratique inclusif”. Le parti se dit par ailleurs disponible pour un dialogue constructif et entend proposer des alternatives qu’il qualifie de “pertinentes”. (TransContinentsAfrica)
